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edito 12/12 thema : Strasbourg, retour

Durant « vingt-quatre heures d’architecture », il y a eu de nombreux moments forts : la préparation, la cérémonie de lancement, les expositions, les ballades, les débats et la soirée qui s’est prolongée jusqu'au lendemain avec un seul mot d’ordre : rassembler dans une unité de temps et de lieu le travail des Maisons et du Réseau pour la promotion de l’architecture contemporaine auprès du grand public. Mission réussie : nous avons eu plus de 70000 visiteurs dans l’ancienne Manufacture des Tabacs fermée au public depuis 20 ans, et désaffectée depuis 2 ans.

Parmi les temps forts, il y eut le palmarès d’archicontemporaine.org qui a fait ressortir 24 projets aussi différents que remarquables. Voici trois d’entre eux qui permettent d’apprécier à la fois la variété des échelles et des territoires dans lesquels l’architecture contemporaine s’implante avec justesse.

Le premier projet, d’outre-mer, est la résidence universitaire de Nouville à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, réalisé par les architectes Gaëlle Henry et Alain Varichon. La pertinence de ce projet réside dans son adaptation à la forme du terrain qui favorise à la fois les vues vers le lagon mais permet aussi  de rafraîchir l’ensemble des locaux par la brise marine. Tous les espaces s’accompagnent de placettes, de coursives, de façades-filtres, permettant ainsi de minimiser l’impact du bâtiment sur son milieu et de coupler l’économie générale du projet avec des préoccupations d’usage et d’environnement.

Le centre d’accueil du Pôle International de la Préhistoire conçu par l’agence W – architectures aux Eyzies de Tayac en Dordogne, vient habiter le paysage d’une écriture contemporaine assumée et d’une grande délicatesse envers ce territoire chargé d’histoire: le bâtiment, monolithe de béton blanc et de verre joue entre le sol, l’air et la rivière Beune en contrebas : ici d’une légère émergence, là d’un retrait du socle, le bâtiment révèle sa plaisante rencontre avec la topographie complexe du site. Si la forme semble d’extérieur assez fermée, l’intérieur permet de découvrir des lumières savantes et des cadrages inspirés de la nature environnante.
 
Au cœur d’un quartier pavillonnaire, le projet de maison à patios à Saulx les Chartreux dans l’Essonne réalisé par l’atelier A+ Samuel Delmas ravit par le jeu subtil des formes géométriques, de la composition des volumes pour faire apparaître dans une succession savoureuse des séquences de passages, de couverts, d’emmarchements, de patios. La radicalité de l’enduit anthracite et des menuiseries noires contraste harmonieusement avec la fluidité des espaces. Enfin, le nombre limité de fenêtres est un dess(e)in car il permet d’exprimer la justesse des lumières et la qualité des différents espaces jouant entre intérieur et extérieurs.


vue d'ensemble
Vue d'ensemble
Vue d'ensemble des toitures
vue des toitures
  • Nouméa / Nouvelle-Calédonie (France)
  • 2008-2011
  • Architecte(s) : Gaelle henry, Alain varichon
  • Maître d'ouvrage : S.I.C Société Immobilière de Calédonie
  • Maison de l'Architecture de Nouvelle-Calédonie (France)
vue 1
vue 2
vue 3
vue 4
  • Eyzies-de-Tayac-Sireuil / Dordogne (France)
  • 2007-2010
  • Architecte(s) : W-Architectures (Voinchet & Architectes Associés)
  • Maître d'ouvrage : Conseil général de la Dordogne
  • Maison de l'architecture et du 308 en Nouvelle - Aquitaine (France)
Photo 1
Photo 2
Photo 3
Photo 5
  • Saulx-les-Chartreux / Essonne (France)
  • 2009-2010
  • Architecte(s) : a+ samuel delmas
  • Maître d'ouvrage : privé
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