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Haute Couture

Vue Place de la Bastille

Galerie du projet

Description

entre puissance et contrefort

De fait, l’immeuble prend la Bastille. Il l’aborde juché
sur de hauts talons, tanké comme un « Hummer ». Ses habitants auront probablement l’impression d’aborder la place à bord d’un véhicule hors norme, protégés derrière un large pare-brise.
L’immeuble est soulevé par une dentelle de pilotis en béton, réceptacle architectonique d’une spectaculaire descente de charges ou encore talons aiguilles pour bâti- ment corseté.
Le socle ainsi rehaussé pro te de grandes baies vitrées qui éclairent les 3 cotés du triangle. Il abritera la dona- tion Jacques-Henri Lartigue, espace de présentation des photos de l’artiste.
Le premier projet d’implantation prévoyait que le bâtiment ferait face au bassin de l’Arsenal, qu’il montrerait son pro l par rapport à la place, comme on tourne le regard de l’actualité des villes pour passer un week-end à la campagne. Les architectes ont contourné ce projet initial et défendu coûte que coûte le face-à-face. Leur obsession : être à la Bastille, prendre la Bastille.
Le bâtiment fait face à la place, oreilles dressées. Cuirassé dans son manteau d’acier, il hume les vibrations, écoute le métro qui bifurque à ses pieds, scrute le flot incessant des voitures et sonde la société à coup de manifestations du week-end.

statut

La taille de cette parcelle est inversement proportionnelle à son statut. « Résidentiel », voire résiduel, l’îlot possède une impressionnante visibilité urbaine. L’objectif des architectes o était de conforter l’angle, de couvrir l’héberge du bâtiment mitoyen. Pour l’atteindre, ils ont développé une stratégie de la verticalité, expérimenté en termes de volumétrie et de typologie d’appartement (des duplex et quelques flats). C’est aussi une stratégie de la mue : une chrysalide opérant une transformation progressive vers l’espace de la place dans un volume qui devient un temps - celui du déploiement – et des fenêtres qui s’ouvrent comme un calendrier de l’avent.

indistinction : voir et être vu

Son emballage de métal rend le bâtiment indistinct. La césure classique façade/toit est battue en brèche par une logique de peau qui descend des toitures et couvre les facettes de l’immeuble. Cette carapace de plaques, rivets et boulons s’ouvre en accordéon pour découvrir des percements. Tantôt ouvert et loquace, tantôt fermé et muré dans son silence, le bâtiment change d’attitude, il est astreint par le cycle jour / nuit. La vêture d’un bronze gris-vert oscille entre luminosité colorée, brillance et mordorée et lourdeur d’un char d’assaut.

L’indistinction du manteau affecte la façade de verre. De jour, elle s’affiche en double écran, légèrement altéré par les ventelles. Selon le point dont on l’observe, elle reflète l’opéra en le déstructurant, le ciel en le décalant. Grise, sombre, bleue, claire, bien souvent cette façade varie. Par un ciel bas, elle charrie les relents de l’eau grisâtre qui s’écoul

14 logements PLI + 1 galerie en rdc, place de la Bastille

Lieux

  • 75 rue de Lyon / 52 bd de la bastilleParis (75012)
  • Paris
  • Département : Paris
  • Région : Île-de-France
  • Pays : France

Dates

  • Date de conception : 2009
  • Date de réception : 2011
  • Mise en ligne : 11/01/2017

Acteurs

  • Maître d'ouvrage :
  • Ministère de la culture SNI / SAGI
  • Architecte(s) :
  • (BP) ARCHITECTURES : Jean Bocabeille - Ignacio Prego
  • Bureau d'étude technique :
  • BETC BET TCE

Informations complémentaires

  • Surface utile : 1 609 m²
  • Coût HT des travaux : 3 200 000 € HT

Caractéristiques

Maison de l'Architecture en Ile de France